Les victimes de traite des êtres humains sont trop souvent privées de leur droit à la protection internationale

  • Date : 20/06/2014
  • Périmètre : Européen
  • Source : Rapport

Strasbourg, 20 juin 2014 – A l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés, le Groupe d’experts du Conseil de l’Europe sur la Traite des êtres humains (GRETA) souhaite alerter sur le fait que les victimes de traite des êtres humains se voient encore trop souvent refuser la protection internationale en Europe. « Pourtant, une victime de traite peut subir des persécutions en cas de retour dans son pays en raison de son appartenance à un groupe social tel que défini par le Haut-Commissaire des Nations Unies aux Réfugiés (UNHCR) ou pour avoir dénoncé les trafiquants », déplore Nicolas Le Coz, Président du GRETA. Le GRETA rappelle ainsi que l’approche protectrice des droits de l’homme consacrée par la Convention anti-traite du Conseil de l’Europe de 2005 exige des États parties qu’ils prennent en compte les risques de persécutions contre les victimes de traite et informent toute personne étrangère identifiée comme victime de traite de son droit à demander la protection internationale. Et le Président du GRETA de mettre en garde les autorités administratives et judiciaires contre l’illusion d’une protection des victimes dans leurs pays d’origine : « Même lorsqu’un État a mis en place des législations de lutte contre la traite, rien ne prouve qu’elles sont efficaces et empêchent les persécutions à l’encontre des victimes de la traite et le risque pour elles de redevenir victimes ». Collège multidisciplinaire de 15 experts indépendants créé par la Convention du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains, le GRETA a pour mandat de surveiller le respect de ce traité par les 42 États qui l’ont à ce jour ratifié. Au 20 juin 2014, le GRETA a publié 30 rapports d’évaluation pays par pays.

Lien vers les rapports du GRETA : http://www.coe.int/t/dghl/monitoring/trafficking/docs/monitoring/country_reports_FR.asp?

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